Un détachement du 5ème Hussards est envoyé
en Algérie de 1877 à 1880.
Henri Sébastien Fargin-Fayolle est né le 29
Août 1845 à Montluçon, dans l'Allier.
Il est le neveu du Représentant de l'Allier (et membre du comité de
l'Algérie et des Colonies) qui fut arrêté et déporté en 1849.
passe sous Lieutenant le 14 Janvier 1871.
En 1873 on le retrouve affecté au 2ème Hussards.
En 1874 il n'y est plus et on le retrouve est affecté au 1er Spahis, à
Médéah.
Il est promu Lieutenant au 5e Hussards le 23
Juillet 1878.
Le régiment quitte l'Algérie pour rentrer en Métropole le 26 Octobre
1880.
Il est toujours au 5e Hussards en 1884.
Il passe Capitaine le 29 Juillet 1885. Il est fait chevalier de la
Légion d'Honneur l'année suivante, par décret du 24 Juin 1886.
En 1895 il est le plus ancien des Capitaines en
second du 10ème Chasseurs, à Moulins.
Il est admis à la retraite le 20 Janvier 1896, Capitaine au 18e
Chasseurs.
Il servira encore dans l'Armée Territoriale,
où il passe Chef d'Escadrons le 26 Décembre 1898.
En 1905 on l'y retrouvera encore, affecté au Service
des Remontes et des Réquisitions.
Le Commandant Fargin-Fayolle est l'auteur d'un
livre appelé "de
Montluçon à la Mer : vingt jours à Sainte-Marguerite, près de
Pornichet", publié en 1900. Il
s'agit essentiellement d'un journal de vacances de 1899, d'un peu plus
d'une quarantaine de pages ; quelques réflexions relevées toutefois :
"2 Septembre, samedi
Il a plu toute la nuit, et il pleut encore quand nous nous levons, à 7
heures ; le temps est très rafraîchi ; nous en profitons pour faire
notre correspondance et lire les journaux. Bien ennuyeux, les journaux :
toujours l'Affaire D.., rien que cela, le compte-rendu de la séance du
Conseil de Guerre de Rennes suivi, bien entendu, de réflexions plus ou
moins justes. ne connaissant pas le dossier secret, je me garderai bien
d'émettre mon opinion ; mais je m'incline d'avance devant le verdict du
Conseil de guerre, quel qu'il soit. Et puis finissons-en avec cette
Affaire D. qui n'a que trop duré. Combien de lois très urgentes sont
en souffrance et attendent une solution. Qu'on en finisse et surtout
qu'on n'en parle plus.
(...)
Samedi 9 septembre
(...) Pendant le cours du dîner, le maître d'hôtel vient me dire à
l'oreille que Dreyfus a été condamné, il l'a appris à Saint-Nazaire
d'où il arrive. Cette nouvelle ne me surprend pas et j'étais bien
décidé à m'incliner devant le jugement du Conseil de guerre. Depuis
plus de deux ans cette malheureuse affaire nous a paralysés, nous a
rendus indifférents et comme étrangers à tout ce qui n'est pas elle.
le conseil de guerre a rendu son arrêt, il n'y a qu'à s'y soumettre.
La France a été trop longtemps troublée, agitée par cette triste
affaire, elle a le droit d'exiger un peu de repos ; que ce soit fini,
cette fois, bien fini, et qu'on n'en parle plus. C'est le souhait
sincère de tous les Français.
(...)
13 septembre, Mercredi.
(...) Nous devons coucher à Tours et, en attenant l'heure, nous allons
nous promener par la rue Nationale jusqu'à la Loire. Nous avons le
très grand plaisir de rencontrer le lieutenant-colonel de Talanci du 8e
cuirassiers, mon ancien commandant du 10e chasseurs, nous passons
quelques instants ensemble, très heureux de nous revoir et de causer
des camarades."
A Montluçon, on retrouve la trace du
Commandant Fargin-Fayolle dans la vie du Cercle d'Escrime local dans les
années 1911-1912.
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