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Henri Sébastien Fargin-Fayolle est né le 29
Août 1845 à Montluçon, dans l'Allier.
Il est le neveu du Représentant de l'Allier (et membre du comité de
l'Algérie et des Colonies), instigateur de la Bande des Mottes, qui fut arrêté et déporté en 1849.
Henri-Sébastien est Engagé Volontaire en
1864 pour sept ans au 5e Dragons.
Il y deviendra Brigadier puis Maréchal des Logis.
Il fera la Campagne contre l'Allemagne au sein de ce régiment.
Il est nommé Sous-Lieutenant au 2e
Hussards le 14 Janvier 1871.
A l'inspection générale de 1872, il figure à l'effectif du régiment
comme Sous-Lieutenant à la suite, présent au dépôt du
régiment, à Auxonne.
En 1874, il passe au 1er Spahis, à
Médéah.
Il est promu Lieutenant au 5e Hussards
le 23
Juillet 1878.
Un détachement du 5ème Hussards avait été envoyé
en Algérie en 1877.
Le régiment quitte l'Algérie pour rentrer en Métropole le 26 Octobre
1880.
Il est toujours au 5e Hussards en 1884.
Il passe Capitaine le 29 Juillet 1885. Il est fait chevalier
de la Légion d'Honneur l'année suivante, par décret du 20 Décembre
1886.
Il passe au 10e Chasseurs en 1891.
Une Décision du 30 Novembre 1895 le nomme Capitaine Commandant
un Escadron.
Il est admis à la retraite le 20 Janvier 1896, Capitaine au 18e
Chasseurs.
Il servira encore dans l'Armée Territoriale,
nommé à un emploi de Capitaine à l'Escadron de
Cavalerie Légère du 13e Régiment de Cavalerie
Territoriale par décret du 30 Mars 1896.
Il est promu Chef d'Escadrons le 26 Décembre 1898 au Service
éventuel des remontes de la 13e Région.
En 1905 on l'y retrouvera encore, affecté au Service des Remontes
et des Réquisitions.
Le Commandant Fargin-Fayolle est l'auteur d'un
livre appelé "de
Montluçon à la Mer : vingt jours à Sainte-Marguerite, près de
Pornichet", publié en 1900. Il
s'agit essentiellement d'un journal de vacances de 1899, d'un peu plus
d'une quarantaine de pages ; quelques réflexions relevées toutefois :
"2 Septembre, samedi
Il a plu toute la nuit, et il pleut encore quand nous nous levons, à 7
heures ; le temps est très rafraîchi ; nous en profitons pour faire
notre correspondance et lire les journaux. Bien ennuyeux, les journaux :
toujours l'Affaire D.., rien que cela, le compte-rendu de la séance du
Conseil de Guerre de Rennes suivi, bien entendu, de réflexions plus ou
moins justes. ne connaissant pas le dossier secret, je me garderai bien
d'émettre mon opinion ; mais je m'incline d'avance devant le verdict du
Conseil de guerre, quel qu'il soit. Et puis finissons-en avec cette
Affaire D. qui n'a que trop duré. Combien de lois très urgentes sont
en souffrance et attendent une solution. Qu'on en finisse et surtout
qu'on n'en parle plus.
(...)
Samedi 9 septembre
(...) Pendant le cours du dîner, le maître d'hôtel vient me dire à
l'oreille que Dreyfus a été condamné, il l'a appris à Saint-Nazaire
d'où il arrive. Cette nouvelle ne me surprend pas et j'étais bien
décidé à m'incliner devant le jugement du Conseil de guerre. Depuis
plus de deux ans cette malheureuse affaire nous a paralysés, nous a
rendus indifférents et comme étrangers à tout ce qui n'est pas elle.
le conseil de guerre a rendu son arrêt, il n'y a qu'à s'y soumettre.
La France a été trop longtemps troublée, agitée par cette triste
affaire, elle a le droit d'exiger un peu de repos ; que ce soit fini,
cette fois, bien fini, et qu'on n'en parle plus. C'est le souhait
sincère de tous les Français.
(...)
13 septembre, Mercredi.
(...) Nous devons coucher à Tours et, en attenant l'heure, nous allons
nous promener par la rue Nationale jusqu'à la Loire. Nous avons le
très grand plaisir de rencontrer le lieutenant-colonel de Talanci du 8e
cuirassiers, mon ancien commandant du 10e chasseurs, nous passons
quelques instants ensemble, très heureux de nous revoir et de causer
des camarades."
A Montluçon, on retrouve la trace du
Commandant Fargin-Fayolle dans la vie du Cercle d'Escrime local dans les
années 1911-1912.
Il y décède le 4 Novembre 1923.
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